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 Joshua Moore, ou une quête identitaire un peu particulière.

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Joshua Moore

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MessageSujet: Joshua Moore, ou une quête identitaire un peu particulière.   Ven 5 Mai - 5:25

© Arrogant Mischief sur Never Utopia
Joshua Moore

   « Parce que la vie est bien trop courte pour se laisser ralentir par des idéalismes. »


   
     

  SURNOM :
  AGE : 23 ans
  SEXE : Masculin
  NATIONALITÉ : Kanto
  ORIENTATION : Bisexuel mais sera plus habitué et aura une préférence vis à vis de la gent maculine.
  ORIGINE : Naoto Shirogane dans son design de Persona X Detective
  MÉTIER Lieutenant Sonik, mais aussi criminel indépendant, du moment que ses jobs annexes ne viennent pas piétiner les plates bandes de son employeur principal.
  ÉQUIPE:  
- Neil, un Arbok de niveau 15.
- Einrich, un Goupelin de niveau 10
- Alexia, une Lampéroie de niveau 10
  DOUBLE COMPTE ? Pas vraiment. Un reboot disons.
     

     
   

MA MENTALITÉ

   
Dans la vie, il y a des gens dont on dit qu'ils sont fous. Parce qu'on ne comprend pas toujours leurs actions ou ce qui les motive, et parfois, eux même sont dans ce cas.
Et puis il y a des gens comme Joshua, qui pourront vous affirmer tout à fait calmement en essuyant distraitement leur phalanges recouvertes du sang de ce qui était la veille un parfait inconnu que la morale n'est qu'une illusion de plus, au même rang que l'amour et les prétendus sabre laser dans les paquet de céréales.

Joshua peut donc facilement passer pour quelqu'un d'imprévisible, de dérangé, ou même d'inconsidéré dans ses choix et ses actions. D'autres, plus laconiques, parleront simplement d'immonde connard. Dans le premier cas, il s'agit d'un jugement hâtif et dans le second d'une affirmation étonnamment bien plus lucide, quoique peut être inexacte.

Inexacte parce que quoi qu'on en dise, immonde connard, cela sonne tout de même terriblement commun. Et sans nier la pauvreté de son sens de l'éthique, Joshua estime, à raison, avoir un peu plus de classe, de standing que ça. Certes, il ne joue pas selon les règles établies par la société, mais il ne se fait pas non plus le jouet de ses propres pulsions et caprices. D'ailleurs, l'argent ne l'intéresse pas plus que ça, le sexe n'est guère plus qu'une distraction et la gloire une vanité.

La seule chose qui soit concevable comme une fin en soit est de gagner. Pas forcément en jouant selon les règles établies d'ailleurs, tant que le jeu est intéressant. Vous l'aurez compris, plus que tout les autres, c'est au pêché d'orgueil que notre protagoniste cède le plus volontiers. Et c'est précisément ce qui l'a mené à jouer au plus malin une fois de trop.

   
MON HISTOIRE

   
Qui suis-je ?

Je suis un poète, un insoumis, un salaud et un idéaliste trop usé par un monde de fatalité. Je suis un ennemi pour certains, une nuisance pour d'autres, un amant aussi et il y en a même pour faire l'erreur de m'aimer. Je suis lâche mais déterminé, j'ai des valeurs mais je préfère souvent écouter mon instinct.
Je suis fort, mais je suis aussi las. Las que ça ne serve à rien, que les meilleurs moyens du monde ne puissent rien contre mon passé et que le futur ne soit jamais qu'un idéal qui se fait mortellement réel en devenant le présent.

Je suis surtout un menteur. Qu'est-ce que j'en sais moi de qui je suis ? Je suis pas psy. Vous savez quoi ? Je vais plutôt vous faire un petit topo sur ma vie, comme ça vous vous ferez votre propre opinion plutôt que de vous servir un portrait tout cuit sur un plateau.

Je suis né avec une putain de cuillère en argent dans la bouche. Et en parlant de putain et d'avoir quelque chose dans la bouche, j'ai jamais vraiment apprécié ma mère. Même si elle n'a jamais vraiment été payée maintenant que j'y pense. C'était plutôt un hobby.

J'étais bien plus proche de mon père, c'est avec lui que j'ai le plus de souvenirs d'enfance et les plus marquants. Jusqu'à ce qu'il nous abandonne tous les deux. Étrangement, je lui en ai moins voulu pour être parti qu'à ma mère de l'avoir laissé s'en aller. Entre elle et moi c'est une rancœur qui a commencé tôt et ne s'est jamais tarie. Et ce qui a suivi n'a pas aidé il faut dire.

Même à l'époque, papa n'était pas souvent là. Mais lorsque c'était le cas, on jouait, on discutait, et franchement c'était sympa. Il était pédagogue d'une certaine façon et arrivait à se mettre à mon niveau sans jamais donner l'impression de me prendre de haut. J'avais besoin qu'on me donne des défis, et lui... Il était stimulant dans ce sens et me poussait à faire des efforts, à me dépasser intellectuellement et physiquement.

C'était bien.

Puis il est parti une fois de plus mais n'est pas revenu. J'avais neuf ans et ce n'est que cinq ans après que j'ai réellement réussi à poser les bases d'une nouvelle relation aussi forte. Mais on y reviendra plus tard. D'abord, il y a eu le départ de mon père donc.

Ça nous a fait beaucoup de mal.

Ma mère a perdu la seule personne qui l'aimait sincèrement pour ce qu'elle était et il ne lui a pas fallu longtemps pour combler ce manque. Combler le manque est ici une image plutôt éloquente d'ailleurs. Et à cet âge là j'étais déjà un gamin très perspicace.

Je l'ai mal pris.

De mon côté, j'avais perdu la seule personne qui me comprenait et qui arrivait à me gérer. À me canaliser pour faire de moi un être humain décent. C'était un exercice délicat d'équilibriste, de funambule. Et puis sans crier gare on a retiré le filet.

Je suis devenu un peu turbulent.

J'ai commencé à faire des conneries. Par caprice, pour m'amuser, pour faire enrager ma mère, pour exister. D'abord, j'ai fait des conneries plutôt anodines comme beaucoup de gamins. J'ai fait des blagues, j'ai piqué des bonbons, je me suis explosé les poumons à fumer en cachette juste pour faire cool. Mais j'ai pas su me calmer. Plus ça allait plus je me sentais seul, inutile, inconséquent. Pour justifier mes erreurs de jeunesse j'ai commencé à en faire une philosophie de l'incorrection, à casser avec les codes et les valeurs simplement pour le sport.

J'ai commencé par la bienséance, en me montrant odieux et provocateur, en faisant honte à ma mère qui essayait de défendre sa place dans « la haute ». Je me suis désintéressé de l'école que je voyais de toute façon jusque là plus comme une fin qu'un moyen.
Puis est venu le tour de la loi. Je me suis amusé à jouer avec les limites. Des trucs à la con hein, du tapage nocturne, des tags, mes premiers joints même. J'ai toujours été quelqu'un de précoce. Ma première fois a pas dû être loin non plus. Mais non, vous me ferez pas parler de mes ex.
Après ça ça a été à la morale de faire les frais de mon nihilisme d'adolescent. Je détestais tout et tout le monde. J’étais méchant et parfois cruel même, je m'amusais sans remords avec les sentiments des gens. Mais j'étais pas un monstre, j'avais quand même besoin de me justifier. « Il se serait pas fait avoir si il avait eu un peu de jugeote. Il sera moins naïf grâce à moi. » « Elle est loin d'être innocente, elle ne se préoccupe que des gens aussi ou plus populaire qu'elle, je l'ai remise à sa place. »
J'ai pas fait que des crasses non plus. Il m'est arrivé de jouer les chevaliers aussi, de coller des beignes à des gens qui le méritaient, à rendre la vie d'une tête de turc plus acceptable. De manière générale, tout ce qui me mettait sous le feu des projecteurs faisait l'affaire. À mon âge, finir en garde à vue, c'était un peu le prix Nobel des sales gosses vous comprenez.
Dans la logique, la prochaine étape c'était de me couper de mes émotions, de ce qui me liait encore à mes semblables. Mais rien ne se passe jamais comme la logique le voudrait, faut croire.

Petit flashback.

Le vent souffle fort ce soir. Accentué par l'étroitesse des ruelles dans lesquelles il est forcé de s'engouffrer. Comme enragé de se voir ainsi enfermé, de voir sa forcé primale ainsi retenue, dirigée. Il est venu du Nord et s'est engouffré entre les montagnes en lâchant grondements et soupirs sur son passage, tout ça pour finir par se défouler sur moi. Le souffle glacé s'engouffre dans ma gorge à chaque respiration, fait battre le cuir de mon manteau et je dois lui arracher chacun de mes pas. Pourtant, l'idée de rentrer ne me traverse même pas l'esprit. Vous l'aurez compris, il fait froid, et en plus de ça la rue est plutôt glauque, les éclairages se font rares et on peut déceler une légère odeur d'urine impossible à ignorer des lors qu'on en a pris conscience.

Ça, c'est chez moi. Enfin, techniquement j'ai une maison, celle de mes parents, qui est autrement plus confortable et où je passe considérablement plus de temps. Et pourtant, c'est ici que je me sens le mieux, à ma place. Et c'est un peu pour ça que je suis parti. Pas que, bien sûr, mais un peu. Être un peu seul, respirer l'air nocturne même si celui-ci essaye désespérément de me refiler une angine. Je suis ici depuis suffisamment longtemps, mon corps tiendra le coup, il a vu des nuits moins clémentes que celles la.

À la maison tout le monde est là. Enfin, pas exactement. Le côté paternel de la famille est resté de son côté une fois de plus. Une autre raison pour laquelle j'ai fait le mur, j'aime pas trop les voir. Ils me font presque peur quand j'y pense. Tous, ils sont si creux et superficiels et j'ai peur de finir comme eux. Je comprends bien que ma génitrice fait de son mieux pour mon bien être, mais si elle ne prend pas la peine de considérer mon avis sur la question elle pourra se démener longtemps.

Tout à ces considérations, j'en étais venu à m'aventurer hors de la petite ville et prenait la route qui montait jusqu'au lac. Mauvais choix sur le plan tactique, c'est sûrement le premier endroit vers lequel ils iront me chercher ; mais je ne pense pas que ce soit avant demain. Et sinon, les cachettes ne manquent pas. Plus important, c'est un endroit que j'aime tout particulièrement, où j'ai l'occasion de gagner un peu de solitude et de calme. Précisément ce dont j'ai besoin. Et une bière. J'ai eu la bonne idée d'en planquer dans l'eau du lac, comme ça elles restent fraîches. C'est donc le pack à la main que je me dirige vers mon sanctuaire. Je ne suis pas vraiment un sentimental, mais cet endroit est l'exception. Cette cabane je l'ai construite avec l'aide de mon père et il n'y a que moi qui en connaisse l'emplacement. S'il y a un truc qui m'appartient en ce bas monde, c'est bien ce tas de planche menaçant de s'effondrer.

Au bout de trois bières, la quiétude de mon refuge prit fin. Une paire de mâchoires s'étaient posées sur la peau délicate de mon mollet gauche. Par posé, j'entends qu'elles se sont brutalement enfoncées dans ma chair ce qui m'a fait pousser un cri à l'antithèse de la virilité, suivi d'une série d'injures. À peine eu-je le temps de me relever en réaction que déjà le coupable retournait dans sa cachette. Un Abo de petite taille et donc plutôt jeune qui avait dû avoir un élan de courage avant d'opter pour un repli stratégique plus prudent. Dans tousles cas, il était chez moi, et je ne comptais pas en rester là.

D'abord, toutefois, je quittais les lieux pour rejoindre la clinique de la ville. Mais comme je ne ressentais aucun effet sur la route à part la douleur, je finis par conclure qu'il était trop jeune pour être venimeux. J'ai donc plutôt attendu le lendemain pour revenir à la maison et subir le traditionnel savon sans parler à qui que ce soit de tout ça.

Plusieurs jours se sont écoulés après ça. Je suis retourné dans mon refuge et je l'y ai retrouvé. Mais bien sûr je m'étais préparé cette fois-ci. Vêtements épais et couvrant tout le corps ainsi qu'un bident acheté dans un magasin spécialisé pour l'immobiliser. J'étais donc prêt à réagir. En un geste rapide il était neutralisé et il ne me restait alors qu'à le prendre par la base de la tête pour le relâcher un peu plus loin et l'observer s'échapper sans demander son reste.

Et je pensais en être débarrassé. Mais non, bien sûr. Teigneuse la bestiole. Alors, ladite bestiole est revenue, ayant visiblement décidé que la cabane serait son territoire. Malheureusement pour lui, j'étais bien déterminé à être plus têtu que lui et malheureusement pour moi je venais de trouver un adversaire à ma taille.

Et donc ce petit jeu a continué. Il a commencé à anticiper mes méthodes et à vouloir se montrer plus malin que moi, j'ai donc fait de même en rivalisant d'ingéniosité pour continuer à l'avoir. Pièges, épuisette, j'ai même été jusqu'à installer une enceinte pour diffuser des cris de mangriff en boucle et l'effrayer. Au final, tout ça est devenu une sorte de routine, je le voyais, essayais de l'attraper et il s'échappait ou revenait après que je l'ai relâché. On a fini par s'en lasser, ce qui a mené à un accord tacite : J'arrêtais de le chasser à vue et lui respectait les limites de mon territoire en arrêtant de s'aventurer à l’intérieur de la cabane. A force de se tolérer, on en est venu à se supporter, puis en quelque sorte à cohabiter.

Et c'est bête hein, mais tout ça m'a permis d'avoir une occupation. D'interagir avec autre chose que mes semblables, ça m'a permis aussi de me sentir moins seul et de me détourner un temps de mes soucis avec ma mère et mon beau-père. Quelque part, tout ça c'était simple et sain. Sans que l'on ait besoin de parler et sans même qu'il ait de nom on a noué un lien qui ne s'est jamais rompu. Ainsi, en voulant d'abord le chasser, j'ai fini par l'apprivoiser sans le vouloir, et le capturer finalement n'a pas été chose difficile.

Et tant qu'on y est, je vais quitter un peu le passé pour faire le point. Sur lui. Et sur moi aussi du coup. Enfin sur notre relation.

On est pas en couple.

Beaucoup de gens ont tendance à penser ça. C'est une conclusion logique quand tu vois deux personnes se rouler une pelle. Ou quand c'est aussi flagrant à la façon dont on se comporte qu'on couche comme des lapins. Mais non. On est des amants, des amants passionnés et qui s'aiment, mais pas un couple. Je vous ai perdu hein ?

Le truc, c'est qu'on était proches l'un de l'autre avant qu'il ne prenne forme humaine. Donc se voir comme un couple était hors propos. Et ça n'a pas bougé.

D'autres, nous voient comme des sexfriends. Alors, déjà, c'est que vous avez jamais vu Neil jaloux. Eeeet je sais pas, j'ai toujours trouvé l'idée de sex-friend un peu... faible ? C'est pas comme si on couchait ensemble et que de temps en temps on buvait un café pour prendre des nouvelles.

D'autres encore, probablement plus naïf sur l'aspect charnel de notre relation, nous décrivent comme des frères. À  la façon qu'on a de se connaître sur le bout des doigts et se compléter, tout en se disputant à la moindre occasion. Et... Bah c'est ce qui est le plus proche de la vérité je dirais. Même si au final tout est un peu vrai.

Le meilleur mot que j'ai pour Neil, ce serait âme-sœur. Et pourtant c'est pas mon genre, mais j'ai l'impression que c'est la seule personne ici capable de réellement me comprendre. À me connaître réellement et à vouloir quand même de moi. À accepter mon amour jaloux capricieux et égoïste. Neil peut paraître rude, méfiant et même disons le, une vraie brute. Il est possessif et jaloux, a le tact d'un bulldozer et... bon. Un bon gros caractère de merde quand il veut. Mais je suis à des années lumières de le mériter. Sa dévotion, sa force de caractère, son intégrité. Toutes ces qualités humaines, qui en font une meilleure personne que je ne le serais jamais.

Fin de la parenthèse.

Vous voulez savoir le plus drôle ? Durant toute mon adolescence j'ai pas changé d'un poil. J'ai continué à refuser de faire le moindre effort. J'ai refusé de jouer à leur jeu, de me plier à leurs règles. Et puis au dernier moment je me suis réveillé et je me suis décidé à essayer, comme ça pour voir. Je me suis débrouillé, j'ai taxé des cours, j'ai pioché dans mes souvenirs lacunaires, j'ai squatté la bibliothèque. Ça m'a coûté quelques nuits blanches, mais pas grave, ça m'amusait. Résultat je m'en suis tiré avec des résultats honorables et une place dans une bonne université. Comme ça.

Comment vous pensez que j'ai réagi ?

Mal. Parce qu'encore une fois, j'avais raison. Une triste mascarade que tout cela, il m'avait suffi de faire semblant comme ça par caprice et c'est bon je faisais partie des « winners ». Tout ça pourquoi ? Pour rien. Rien du tout. J'en sortais pas plus intelligent ni plus instruit, ni meilleur en aucune façon et pourtant je suscitais l'admiration.

Vous comprenez ma frustration ? Je me suis évertué a prouver que tout ça était absurde et au final... Ben le monde aurait pas pu me donner plus raison. J'aurais pu m'acharner contre un putain de mannequin ça aurait été pareil. Du rien, du vent, des belles paroles encore.

Ma crise d'adolescence ne s'est jamais vraiment terminée. Et encore, je suis allé à la fac après.

Enfin, c'est un bien grand mot. Disons que c'était un bon moyen pour que ma mère me foute la paix de m'y inscrire. J'ai fait un cursus de philosophie parce que c'était une matière dans laquelle je me débrouillais. Mais j'ai pas assisté à un seul cours.

Ça ne veut pas dire que mon temps n'a pas été mis a profit au contraire. Bon, déjà j'ai couché. Genre beaucoup. Avec des femmes, des hommes, a deux, à trois, à douze, en intérieur, en extérieur, dans un musée d'art contemporain même une fois. Puis je suis sorti avec des gens géniaux, des connards, des tarés et surtout de sacrés tordus lorsqu'il s'agissait de passer à l'action.

Je me suis bien amusé quoi.

J'en ai aussi profité pour faire mes premiers pas dans le milieu en me faisant connaître et en nouant des relations. Avec des gens du milieu donc, bien sûr, mais globalement toutes les affinités avec des gens influents et capables de me sortir du pétrin étaient bonnes à prendre. J'ai commencé en bas de l'échelle bien sûr, mais si on sait rendre les bons services aux bonnes personnes c'est facile de s'en sortir. Sans trop se salir les mains qui plus est, ça c'est le rôle des gens plus « manuels ».

Tiens, d'ailleurs vous savez comment je me faisais du blé à l'époque ? Mon copain de l'époque, il avait un doigté exceptionnel, vous pouvez me croire. Une sensibilité tactile et une finesse du geste hors du commun. Vous me suivez ? Ouais, non, vous êtes de gros dégueulasses. On jouait à la roulette russe. Et la précision de son geste, combiné au poids de la balle faisaient qu'il était toujours sûr de tomber sur une chambre vide, au moins pour les trois premiers coups. On jouait l'un contre l'autre, le public misait, je finissais par déclarer forfait puis on se partageait les gains.

J'ai toujours été quelqu'un d'ambitieux vous savez, et donc en chemin j'ai mis pas mal de gens dans la merde. J'ai pas de remords, ils connaissaient les risques. Manger, ou être mangé. Jusqu'à ce qu'au final c'est moi qui me fasse avoir.

La fête était finie.

Un matin, je me suis réveillé un peu groggy, désorienté. Bien sûr je ne m'en suis pas inquiété outre mesure dans un premier temps. Mais bien vite, je me suis rendu compte que quelque chose clochait. D'abord, c'était la date. C'est comme si  un jour ne s'était pas déroulé. Aucun souvenir, le vide complet. Et lorsque j'ai essayé de demander à un ami pour savoir s'il savait quelque chose, il m'a appelé par mon prénom. Sauf que j'étais incapable de le lire, les lettres se mélangeant dans un fouillis incohérent. J'étais aussi incapable de m'en souvenir. Le vide complet et idem pour mon nom de famille. Et quelque part, j'avais l'intime conviction que quelqu'un était responsable de tout ça sans avoir la moindre idée de qui. J'ai demandé à tout mon entourage, mais aucun n'a pu me dire quoi que ce soit sur cette fameuse journée. Idem pour le voisinage. Le seul indice dont je disposais c'était cette note accompagnée d'un billet d'avion. Qui me demandait de trouver Jessica Hyde. Alors, j'aurais pu laisser tout ça de côté et reprendre ma vie comme avant en me montrant plus prudent. Vous le savez, ce n'est pas ce que j'ai fait.

Moquez vous si vous voulez, je m'en fous. Ce nom de famille c'est la dernière chose qu'il me reste de mon père. Alors, j'ai ravalé ma fierté, et j'ai fait ce qu'on m'a dit. J'ai fait mes bagages, j'ai laissé un mot aux potes et puis j'ai traversé l'océan vers l'île de Nathyria. Pas le choix. Et à partir de là j'ai commencé ma petite enquête. J'ai cherché si quelqu'un portait vraiment ce nom là, ou si c'était un pseudonyme, un nom d'artiste ou quelque chose dans le genre. J'ai aussi payé des gens pour tenter d'identifier son écriture, voir si y'avait des choses à creuser de ce côté-là.

Et bien sûr, ne pouvant plus compter sur l'argent de ma mère, j'ai dû prendre des petits jobs pour financer tout ça. Des trucs simples, se venger d'un ex en lui rendant une visite pour lui faire un peu peur et casser deux trois meubles, déclencher une bagarre pour faire diversion, ou bien recouvrer des dettes.

Et justement, un jour on m'a demandé de faire irruption chez un gars qui avait des dettes assez lourdes envers un mac du coin. J'avais pour consigne de récupérer l'argent, ou bien de le ramener lui  pour qu'il se charge de sa dette. Au final, j'ai pris quelques libertés.

« Salut mec ! On dirait que quelqu'un a pété ta fenêtre, désolé pour toi, mais du coup j'en ai profité pour entrer. En un mot comme en cent : T'es dans la merde. Et de toute évidence t'as pas de quoi payer. Donc soit tu rentres dans la pokéball et je paie pour toi, soit il va falloir que tu bosses pour rembourser ça et tu vas pas aimer. En fait ça va être un enfer dont tu pourrais bien ne pas sortir. T'as pas non plus de raison de me faire confiance, mais je sais pas si t'as d'autre alternative. »

Quand je veux je suis assez dur en affaire. Il faut ce qu'il faut. Mais le résultat c'est qu'un second collaborateur a rejoint mon équipe. Toujours ça de gagné. Et à force de bosser comme ça un peu en freelance, j'ai fini par être remarqué par la Team Sonik, la mafia locale qui m'a fait une offre. Enfin, d'abord ils m'ont menacé, m'ont mis en garde de pas essayer d'empiéter sur leurs plates-bandes, m'ont un petit peu secoué, et c'est là qu'ils m'ont fait une offre. Quand on veut convaincre quelqu'un, faire marcher son instinct de survie est toujours un argument efficace. Du coup, j'ai accepté de bosser pour eux, me figurant que ça m'aiderait à me faire des contacts utiles et à rester vivant un peu plus longtemps.

Et Alexia alors ? Ben... J'ai toujours pas compris à vrai dire. Elle a rien voulu me dire et n'importe qui de sensé peut deviner que c'est pas une bonne idée d'essayer de lui forcer la main. Elle s'est juste introduit chez moi, m'a demandé si c'était moi qui cherchait Jessica Hyde partout, et comme j'ai dit oui, elle m'a dit qu'elle aussi et s'est laissée capturer. Est-ce que je lui fais confiance ? Non. Mais je suis pas vraiment en situation de cracher sur un allié qui connaît au moins le nom de celle que je recherche. Et elle arrive à faire taire Ein'.

Et voilà. Est-ce que j'ai avancé depuis ? Pas vraiment. Et pourtant ça n'a pas été faute d'y mettre les moyens. Quant à ce que je compte faire... Je ne sais plus trop. Mon enquête est au point mort, je n'ai pas l'ombre d'une piste. Face à cette impasse, je me contente surtout de mettre en place des moyens, de me préparer. Connaître les bonnes personnes, avoir les bonnes influences, faire preuve de prudence en frisant avec la paranoïa. À la fois pour la retrouver, et être sûr de ne pas me faire avoir ce coup-ci.

 

  PRÉNOM OU PSEUDO :
  AGE DU JOUEUR : 21 ans maintenant... Argh, le temps file!
  COMMENT AVEZ-VOUS CONNU LE FORUM ? Ce serait un peu tricher de dire que j'en ai un.
  COMMENT TROUVEZ-VOUS LE FORUM ? Avis inchangé, il est toujours cool et plein de gens mignons.
  PRÉSENCE SUR LE FORUM : Uuuuuuh... Disons que je prends des bonnes résolutions et que je ferais de mon mieux pour répondre sous une semaine.
  CODE : Nathyria Humioka


Dernière édition par Joshua Moore le Mar 12 Sep - 14:48, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Joshua Moore, ou une quête identitaire un peu particulière.   Ven 5 Mai - 13:15

"Une vie de couple ? Nan, je vais dire que je l'ai trompé avec son frère, juste pour voir comment elle va réagir. "


CE FDP xD

Mais comment il a fait pour perdre son nom? FIn j'ai pas trop comprit ce qui amène à ce résultat O.O
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Joshua Moore

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MessageSujet: Re: Joshua Moore, ou une quête identitaire un peu particulière.   Ven 5 Mai - 17:16

Ah je l'ai dit que c'était un trou du cul!

Sinooon, c'est un peu fait exprès. :3 Lui même a pas la moindre idée de ce qui c'est passé ou comment ou pourquoi. Juste, il avait qu'une seule piste et la conviction de s'être fait avoir en beauté, donc il a foncé.
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Chiaki Bellus
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MessageSujet: Re: Joshua Moore, ou une quête identitaire un peu particulière.   Ven 5 Mai - 17:21

Hum...Je vais partir du principe que vu les symptomes c'est une hypnose assez balaise donc je valide o/
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Joshua Moore, ou une quête identitaire un peu particulière.

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